Une fois de plus il s'agit d'un ancien camarade d'Université qui a obtenu sa licence en Arts du Spectacle/Cinéma à Amiens. Du temps de l'UFR des Arts il réalisait déjà de petits courts-métrages laissant pré-sentir un certain goût pour l'épouvante et les ambiances sombres ou torturées. L'exercice de style que représentait son film "Huldra" avait beaucoup intéressé l'association Kino Paint Art dont je faisais partie et régulièrement il proposait donc ses expérimentations pour le festival des étudiants "Gobe ta péloche".
Il a complété son champ d'expertise et
affiné son style en allant étudier la réalisation pour la télévision et
le cinéma au sein de l'EICAR (École internationale de création
audiovisuelle et de réalisation) et il propose désormais ses services de
réalisation pour les besoins de films institutionnels mais aussi autour
du documentaire ou encore de la musique. Mais je suis certain qu'il a des dizaines de projets personnels sous le coude. Voici quelques uns de ses courts-métrages qui démontrent son amour de l'éclairage !
Jihè est une chanteuse amiénoise qui jusqu'ici donnait de sa voix chaleureuse au sein du trio Soul Addiction dont j'ai parlé ici et qui dévoile aujourd'hui une collaboration internationale avec DJ Sphere (New-York) et la productrice et DJ Althia (Milan) avec le soutien de Wile Out Music (USA/Australie) un label en ligne dédié aux artistes émergents et présents sur le web. Au programme une électro house très cool avec une atmosphère ma foi caliente ! Très cool d'entendre Jihè sur des sonorités plus funky que d'habitude et content pour elle de voir cette collaboration lui offrir un auditoire au-delà de nos frontières !
Il
y a quelques années j'avais eu l'occasion de chroniquer le groupe
Holding Sand originaire de Tours pour le compte du webzine Magic Fire
Music et j'avais pris une petite claque très sympa en écoutant leur
premier EP "On Sleepless Nights". C'est d'ailleurs la chanson éponyme
qui m'avait le plus séduit et qui je crois avait permis au groupe de se
faire remarquer avec des sonorités et une production déjà très
professionnelles. Les riffs bien inspirés, les textures de qualité, le
chant très agréable... Tout était extrêmement prometteur.
"On Sleepless Nights"
le "tube" d'entrée !
Je
concluais alors ma chronique en leur souhaitant de recevoir les bons
coups de pouces afin de percer dans le milieu musical. Deux ans plus
tard je chroniquais leur premier album alors soutenu par M&O
Music, "Some Things Are Better Left Unsaid" avec le même sentiment
plutôt admiratif face à un mélange de sonorités relativement brutales
avec un chant et des textes très orientés vers l'émotion. En gros,
j'estimais que si Holding Sand ne révolutionnait pas la musique d'un
point de vue technique, c'est la propreté de leurs productions et le
caractère massif de celles-ci qui faisaient d'eux un groupe très
intéressant et qui aurait du compter sur la scène metal française.
"The Future Belongs To Heartless Whores"
En
2015, "A Life Worth Memoirs" fut leur deuxième album, de retour à
l'autoproduction totale. Pour le coup je ne chroniquais plus, j'y ai
donc simplement jeté une oreille en appréciant toujours les mêmes
qualités. Bref, tout se passait apparemment bien pour les Holding Sand
qui par ailleurs expérimentaient de plus en plus de choses afin de créer
des textures originales (comme l'utilisation de gobelets pour créer des
effets sur les voix etc).
"Hell-Bent"
Mais
voilà, faire de la musique coûte cher. En temps, en argent, en
investissement personnel. Il y a quelques mois, les Holding Sand
annonçaient sur internet vouloir mettre un terme à leur aventure,
épuisés par les nécessités de l'auto-production et du booking
indépendant. Bosser librement c'était leur choix, ils ne souhaitaient
visiblement pas se faire happer par une maison de disques et perdre leur
indépendance et sans doute avaient-ils aussi une vie professionnelle
chargée qui ne coïncide guère avec l'idée d'être en tournée ou en studio
en permanence. Bref, ils sont fatigués d'avoir tant donné pour
maîtriser leur propre "bébé" Holding Sand et c'est bien normal. Les
Holding Sand avaient tout pour "passer pour" un groupe professionnel
déjà signé chez un gros label européen voir international. Après dix ans d'activité, ils tirent leur révérence avec notamment un concert d'adieu live le 23 Février au Temps Machine à Joué-les-Tours en compagnie du groupe Beyond The Styx.
Sur leur chaîne Youtube
ils ont documenté leurs tournées et leurs passages en studios avec des
vidéos ou des clips musicaux de grande qualité aussi. Tout était
vraiment très pro, ils n'ont pas fait les choses à moitié. Et ça vaut le
gros big up
des familles car c'est donc la fin qui se profile à l'horizon pour
cette bande de potes qui a su mener sa barque dans les eaux tumultueuses
de l'autoprod. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas leur style parfois jugé
trop "nu-metal"
ou trop "à l'américaine", il n'empêche qu'ils ont vécu leur
aventure indé du début à la fin avec un grand talent et un admirable
professionnalisme. Je n'étais pas de leurs "fans hardcore", je n'ai pas
suivi plus que cela leur évolution, j'ai simplement le souvenir d'une
découverte très très sympa durant mes années de chroniqueur chez MFM, et
je voulais donc leur faire un coucou chaleureux à l'occasion de leur
séparation.
Cependant soyez alertes, les Holding Sand comptent bien dire au revoir avec une ultime sortie, un dernier EP intitulé "Uncharted Grounds" qui sera disponible ce vendredi 9 Février !
Un premier extrait a été mis en ligne sur Youtube, le voici donc ! Bon
vent aux membres de Holding Sand et respect pour leur parcours très cool
qui même s'il démontre en conclusion que le D.I.Y c'est pas seulement
la joie, ça permet tout de même de produire de très bonnes choses avec
de la volonté et du talent ! Bisous-bisous à eux.
"SNAFU"
extrait de "Uncharted Grounds" l'EP final de Holding Sand.
Mise à jour du 9 Février 2018 (sortie de l'EP) :
Voici donc le "clip de fin" de Holding Sand
qui annonce la sortie de "Uncharted Grounds" avec son extrait éponyme.
Quelle fut ma surprise lorsque j'ai découvert que Pauline qui figure parmi mes contacts et qui a de nombreux amis communs dans le monde musical plutôt metalleux faisait partie du duo audioFILM avec son ami Thomas, duo dont je ne savais rien jusqu'ici. J'avais juste entendu ou lu le nom quelque part, les amis communs faisant sans doute un petit coup de pub sur les réseaux de temps à autres. Pour une fois j'ai cliqué, j'ai bien fait.
C'est tout bête, Pauline partageait un appel à venir soutenir audioFILM en concert pour un Tremplin au BIG BAND CAFÉ d'Hérouville Saint-Clair en vue du Festival Beauregard, le tout accompagné d'une captation live fraîchement publiée il y a deux jours. En ce qui concerne ce tremplin sachez qu'il a lieu ce jeudi avec un début à 20h30 et le passage d'audioFILM à 21h15 ! Si vous êtes dans ce coin, n'hésitez pas à y faire un saut, l'entrée est gratuite et trois autres groupes y présentent leur musique !
Pour ce qui est de la vidéo, je vais être honnête, au début j'étais pas chaud. Le genre n'étant pas de mes favoris. Et puis au bout de quelques secondes de Liars, hmm, ce mix guitare synthés, plutôt électrisant, et puis ce chant, très sympa. Et puis, et puis, et puis j'ai fini par kiffer dites donc. Appréciant particulièrement l'explosion finale pleine de patate et que j'aurais bien vu durer et durer encore. Tout ça donne envie d'être dans la salle pour être prisonnier de ces pulsations et se mettre à danser (ou plutôt gesticuler bizarrement pour ma part, n'étant ni souple ni habitué à autre chose qu'au headbanging).
Liars - live (02/12/17)
Puis j'ai fait un tour sur leur chaîne YouTube histoire de rattraper mon retard et chaque morceau sur lequel je suis tombé m'a plu car il me semble que quelque chose d'un peu mélancolique accompagne toujours les rythmiques d'apparence légères, rebondissantes. Qu'il s'agisse du chant, d'un petit élément de synthé planant comme sur "Stargaze" ou "Native" ou carrément du morceau dans son ensemble tel que la version live acoustique de "SummER" que je ne manquerai pas d'écouter lors de ma prochaine rupture (c'est un compliment je vous jure), ça ne fait pas rebondir sans émotion. Le duo présente les choses ainsi : " une musique subtile, personnelle et intimiste, sans jamais passer en force". Effectivement, c'est ce côté là qui m'a séduit : "sans jamais passer en force". Je n'en rajoute pas, je vous balance juste plusieurs de leurs vidéos et je vous invite à faire la découverte à votre tour ! Pour ma part j'ai trouvé ça bien cool et j'écouterai leurs futures productions avec grand intérêt ! C'est bien classe ! Encore une fois j'ai pris mon pied à découvrir quelque chose que produit
quelqu'un qui se trouve parmi mes contacts ou le microcosme finalement
immense des potes de potes de potes.
Je vous invite aujourd'hui à découvrir le projet de Manon et Jonathan qui sont deux anciens camarades croisés en Université des Arts (Amiens) et qui bossent dessus depuis des mois et même des années, sans moyens mirobolants mais avec le talent et la persévérance comme principaux carburants. Eux et leurs amis les plus proches s'investissent depuis longtemps dans la création artistique à petits moyens et dans un esprit "Do It Yourself" des plus affirmés.
Voici plus de deux ans qu'ils s'enferment dans une cave afin d'animer "Calice", l'histoire d'une jeune fille solitaire qui chasse et emprisonne les contes et légendes dans ses bocaux afin de pouvoir les "consommer" en solitaire. Un jour, elle s'aperçoit que l'un d'eux semble s'altérer avec le temps et elle décide de l'explorer afin de comprendre ce qui peut bien se passer...
Ce court-métrage réalisé en stop-motion est prévu pour durer 18 minutes, les connaisseurs du travail en animation image par image comprendront la quantité de travail qu'une petite vingtaine de minutes représente pour un couple d'amis qui travaille sur un tel projet en Do It Yourself (c'est à dire sans structure de production professionnelle permettant de soutenir l'investissement financier et de "caster" une équipe de production reconnue). C'est une sorte de pari fou, on en voit de plus en plus souvent se monter face aux difficultés que pose le circuit de production du cinéma professionnel, mais comme le disent ces artistes : "Après deux ans de dur labeur et grâce au soutien de plusieurs
associations qui ont cru en notre projet, nous pouvons le clamer haut et
fort : difficile, mais pas impossible !"
Jetez un oeil à l'envers du décor avec
ce reportage par France 3 Picardie (Décembre 2017)
Il s'avère que pour la dernière phase de la réalisation de ce petit film, la post-production, Manon et Jonathan ont réuni une équipe d'artistes indépendants qui participeront à la fabrication de la musique, des bruitages, du doublage et certains d'entre eux ont déjà soutenu leur effort en prenant part à la pré-production (story-board, confection de costumes, réalisation d'un making-of etc). Mais c'est inévitable, oui malheureusement, la création demande des outils. Pinceaux, peintures, matériaux, équipements d'éclairage et de prise de vue, puis il faut pouvoir enregistrer la musique, les voix et les bruitages dans des conditions optimales en studio ou avec les équipements qui conviennent. Et si Manon et Jonathan tentent de faire tout ce qu'ils peuvent avec leurs maigres moyens, la débrouillardise et surtout leur persévérance, ils ne peuvent faire autrement que d'en appeler au soutien de leurs futurs spectateurs afin de tout de même offrir à leur projet un résultat à la hauteur de leur engagement. Ils ont donc mis en place une page de crowdfunding afin de soutenir la phase de post-production.
D'ailleurs même si vous ne faites pas le choix de les soutenir financièrement,
prendre connaissance de leur travail et en parler sera aussi une forme de soutien.